Découvrez plus de 70.000 biens
dont plusieurs milliers proposés
ici et nulle part ailleurs
Bienvenue chez CENTURY 21 ADM Conseil, Agence immobilière MONTROUGE 92120

Immobilier: les loyers font le régime

Publiée le 16/07/2014

Depuis 2006, les valeurs locatives progressent moins vite que l'inflation. Aujourd'hui, ce mouvement de reflux s'étend à toujours plus de villes.

Les loyers continuent de descendre l'escalier. Tel est, en substance, le principal constat dressé, par Clameur lors de la publication annuelle de son étude sur la conjoncture du marché locatif privé. Sur la base de données fournies par les professionnels de l'immobilier (réseaux d'agences, administrateurs de biens, foncières) et des bailleurs privés (Unpi), cet organisme indique que les valeurs locatives ont, en 2013, augmenté de seulement 0,6% sur l'ensemble de la France pour s'établir à 12,70 euros par mètre carré. 

Clameur souligne que cette progression est faible si on la compare à l'évolution de l'inflation sur la même période. L'augmentation de la valeur locative en 2013 reste inférieure à la hausse des prix, qui s'est établie à 0,9% en moyenne annuelle. "Ce phénomène n'est pas nouveau. En fait, on l'observe depuis 2006. Mais, cette année, le mouvement de reflux des valeurs s'étend à un plus grand nombre de villes", analyse Michel Mouillart.

Ce net ralentissement de la hausse, note cet universitaire, s'explique par une conjonction de facteurs : l'activité economique en berne , la baisse du pouvoir d'achat et la progression du chomage affectent la demande. Ce climat n'incite pas les locataires en place à bouger, et les "entrants" sur le marché locatif sont moins nombreux." 

Cette moindre mobilité des locataires et leurs difficultés financières ont des répercussions, en particulier sur les locations de studios et de 2-pièces. "C'est dans ces petits logements que vivent les personnes avec des budgets limités - des étudiants, des célibataires actifs et des familles monoparentales. Or c'est bien cette demande qui s'est fragilisée", relève Michel Mouillart. "A Lille, on constate que les étudiants et les jeunes actifs libèrent leurs studios pour se loger moins cher, en colocation. Certains retournent même chez leurs parents", confirme Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement (CNL). 

D'après une étude sur le marché locatif, publiée à la mi-février par Century 21, il apparaît que "la part des moins de 30 ans s'effrite " dans la population des locataires. " Ils sont en baisse de 4,1% sur douze mois", indique le PDG de ce réseau en France, Laurent Vimont. 

Sur les 39 villes de plus de 100000 habitants, 13 affichent des loyers en recul (comme Lille et Nancy) et 9 (Bordeaux, Montpellier, Nantes...) connaissent des loyers dont la progression est moindre que celle de l'inflation. Certaines communes poursuivent le recul entamé en 2012. C'est le cas d'Angers (-1,6%), de Rennes (-0,6%), de Clermont-Ferrand (-0,8%) ou duMans (-0,3%). Quelques villes résistent encore bien à ce repli général : c'est vrai pour Reims (+2,9%), Lyon (+1,8%), Paris (+1,6%), Dijon (+1,4%) et Grenoble (+1%). Vous trouverez pages 59 et 60 un classement alphabétique établi parmi les 200 plus grandes villes de France. 

Pour les locataires, ce mouvement de reflux reste encore trop timide pour alléger leur budget logement. "En valeur réelle, on reste à des niveaux très élevés. Or il y a de plus en plus de ménages qui consacrent jusqu'à 40% de leurs ressources pour régler leur loyer", fait valoir Eddie Jacquemart. Du côté des bailleurs, on fait aussi la grimace, car les délais de relocation sont plus longs.  

Le temps de vacance moyen entre deux occupants avoisine à présent les deux mois, avec des corrections de prix à la clef, en particulier dans les petites et moyennes communes, où la demande est plus faible. "

Conséquence : la qualité des biens locatifs proposés sur le marché pourrait à terme se dégrader. Cet expert envisage un scénario plus sombre encore : "Compte tenu du contexte, certains bailleurs pourraient décider de jeter l'éponge, de retirer leurs biens du marché locatif, voire de les céder. Avec le risque d'assécher l'offre locative, ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour les candidats locataires." 

 

 

 

Notre actualité